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Les dessous du revenge porn

L’affaire Benjamin Griveaux remet au centre du débat public la question de la divulgation de contenus privés à caractère sexuel dans le but de nuire à autrui.

Revenge porn, doxing, kompromat : quelques définitions.

Le Doxing est une pratique consistant à rechercher, collecter puis à divulguer sur internet – et avant tout sur les réseaux sociaux des informations sur l’identité et la vie privée d’un individu avec l’intention de lui nuire. Les informations révélées peuvent être l’identité, l’adresse, le numéro de téléohone, de sécurité sociale, de compte bancaire ou tout autre information personnelle.Le Kompromat, comprendre « dossier compromettant », est une technique d’abord utilisée par les services du KGB pendant la guerre froide, véritable arme contre les opposants politiques du régime. Le mode opératoire ? Déstabiliser et discréditer une personne en montant, parfois de toutes pièces, un dossier compromettant la concernant, entre autre des vidéos à caractère sexuel.Le Revenge Porn, ou pornodivulgation en français, est sans doute le phénomène le plus connu du grand public en ce qu’il peut toucher n’importe quel anonyme / le commun du mortel ayant échangé des photos, vidéos ou autres types de contenus à caractère sexuel avec un ex-partenaire. Ces éléments à caractère privé sont alors parfois intentionnellement divulgués par l’un.e des partenaires à l’occasion de conflits, et dans un but assumé de vengeance et souvent accompagné de chantage.

Que dit la loi ?

Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 2 ans de prison et 60 000 euros d’amende. Selon les chiffres du ministère de la Justice, 91 condamnations ont été comptabilisées en 2017 pour ce délit inscrit dans l’article 226-2-1 du Code pénal qui réprime le « revenge porn » et 192 en 2018.Si le revenge porn fait le buzz quand il touche des personnalités politiques comme l’actualité récente en fait la preuve, nous souhaiterions ici mettre en lumières les victimes oubliées et anonymes de ce phénomène.

Des victimes bien souvent mineures et des faits rarement révélés

Néanmoins, si les chiffres en hausse des condamnations pour revenge porn peuvent sembler positifs au premier abord, ils occultent une réalité anonyme qui se vit dans la peur et la honte et dans laquelle de nombreuses victimes ne déposent pas plainte.

Une des caractéristiques du revenge porn se trouve dans le profil des personnes touchées par ce phénomène, à savoir de jeunes filles bien souvent mineures, parfois collégiennes et qui dont la génération est la première exposée aux réseaux sociaux.Peur de révéler les faits à leurs parents, manque d’informations et de cellules d’écoute au sein des établissements scolaires où les personnels éducatifs ne sont pas formés à ces problématiques : autant de conditions réunies pour que les victimes se taisent, et que leur intimité soient diffusées sans conséquence sur le net.

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