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Être ou ne pas être… connecté !

Les nouvelles technologies, souvent perçues comme des moteurs du progrès et de la prospérité, sont incontournables dans notre vie quotidienne. Aujourd’hui, un français peut posséder un ou plusieurs  ordinateurs, ainsi que des téléphones portables, des tablettes et une multitude d’objets connectés. Ce sont des produits séduisants grâce à la diversité des options mises à disposition du consommateur et leur coût de plus en plus modéré. Mais rien est absolu…

Les nouvelles technologies font disparaître certains emplois

Les technologies numériques font développer les métiers qualifiés qui demandent une forte maîtrise de ces technologies, mais en contrepartie ils font disparaître d’autres métiers comme: les employés de banques et d’assurances, de comptabilités, des secrétaires bureautiques et de direction, des caissières et employés de libre-service ainsi que des ouvriers de manutention (pour en savoir plus: https://www.institutsapiens.fr/wp-content/uploads/2018/08/Note-impact-digital-sur-lemploi.pdf)

Les nouvelles technologies peuvent être nocives aux relations interpersonnelles

Le bienfait des technologies numériques dans la connexion des personnes à distance est incontestable. Mais la connexion permanente et la difficulté de se déconnecter de ces appareils est nocif pour les relations interpersonnelles, car la concentration sur l’instant présent et la conversation avec la personne peut être perturbée par des notifications des réseaux sociaux, des mails et des applications installées sur votre téléphone.

Les nouvelles technologies provoquent l’augmentation du niveau de stress

Les nouvelles technologies nous font gagner du temps pour la réalisation de nos tâches au quotidien. Néanmoins, la simplification des processus ne libère pas celui-ci. Bien au contraire, la quantité de tâches ne cesse d’augmenter. Nous sommes devenus plus rapides, mais nous avons également plus d’interactions à gérer et donc plus de stress, de “burn out” et de dépressions. Car “dans la roue de la cage du hamster, nul ne peut ralentir”, Hubert Guillaud (https://www.lemonde.fr/blog/internetactu/2013/03/22/la-technologie-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde/)

L’hyper utilisation des technologies digitales est nocive pour notre cerveau

L’impact nocif des nouvelles technologies sur notre cerveau est d’autant plus réel car il est prouvé par de nombreuses recherches dans le domaine de la neurobiologie.

Selon les résultats de l’étude  de 2018 effectué par l’institut BVA (Brulé, Ville et Associés – la société d’études et conseil, spécialiste du comportement), les utilisateurs passent en moyenne 4h 22min par jour devant un écran, ce qui s’élève à 6h pour les jeunes entre 18 et 34 ans. Cela signifie que pendant 4 à 6 h une personne reçoit  perpétuellement des informations à traiter ce qui provoque l’infobésité ou une surcharge d’information, défini par Wikipédia comme “un concept désignant l’excès d’informations qu’une personne ne peut traiter ou supporter sans nuire à elle-même ou à son activité”.

Malheureusement, cela diminue notre capacité à se concentrer sur une tâche. “En réalité, il existe deux types d’attention,l’une volontaire, que nous pouvons diriger sur une cible, l’autre automatique, plus archaïque mais vitale: c’est elle qui nous alerte de l’arrivée d’une voiture alors que nous allons traverser” Jean-Philippe Lanchaux, l’auteur du Cerveau funambule et le directeur de recherche à l’Inserme (Institut National de la santé et de la recherche médicale). Il explique que le manque de concentration est la conséquence de la submersion de notre attention automatique par les stimulus issus de nos smartphones et les autres appareils numériques. Cela crée une sensation de surcharge et ralentis la mobilisation de notre attention volontaire.

Cet effet est autant plus fort lorsque nous faisons plusieurs tâches en parallèles sur différents écrans. Le multitasking est une illusion selon les neurobiologistes comme Elena Pasquinnelli, chercheuse associée à l’Institut Jean-Nicod, Paris. Selon elle cela affaiblit notre attention, ralentit le processus de travail  et provoque l’apparition des erreurs (pour découvrir plus sur ce sujet: https://masterunic.fr/le-multitasking-ou-comment-aggraver-votre-stress/ ). De plus selon Francis Eustache, président du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des mémoires: « Si nous n’accordons pas notre attention exclusive à une information, elle rentre moins dans la mémoire dite “sémantique”, qui est une sorte de synthèse mentale de toutes les informations qui nous parviennent ». Ainsi les technologies numériques affaiblissent notre mémoire.Néanmoins, l’effet nocif de la surcharge des informations ne nous arrête pas à consulter nos appareils, mais bien au contraire nous pousse à continuer et à devenir “accro” au numérique. Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul- Brousse (APHP) explique que l’’hyper usage des appareils numériques est en effet lié au circuit de la récompense activé dans notre cerveau chaque fois quand nous nourrissons notre curiosité suite à la réception d’un message. Cela stimule la libération de dopamine dans le striatum et le cortex préfrontal ventromédian dans le cerveau, ce qui nous procure une sensation de plaisir et suscite l’envie d’aller à nouveau chercher le même type de stimulus. Malheureusement, le fait que notre cerveau engage le système de la récompense est connu pour être une condition nécessaire au cycle de la dépendance comme dans le cas des drogues.

Car jamais aventure ne fut plus douteuse que celle des nouvelles technologies et de la société…

Les nouvelles technologies sont incontournables dans la vie quotidienne des personnes, des entreprises et de l’état. De moins en moins coûteuses, de plus en plus performantes, les technologies digitales nous libèrent de contraintes en termes de temps, de budget, et apportent des avantages en termes de qualité.

Néanmoins, l’hyper usage de ces technologies peut avoir un effet nocif pour la personne. C’est pourquoi l’auteur de cet article vous encourage vivement à garder l’équilibre entre le temps consacré à l’utilisation des technologies informatiques et le temps passé dans le monde “non numérique”.

Après tout, il faut savoir adapter nos ambitions à nos moyens, car l’être humain n’est pas fait pour passer toute sa vie devant l’écran de son ordinateur ou de son téléphone portable…

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